Mythe et réalité de la hifi 2

Les gens si avides de liberté se laissent pourtant volontairement berner par la pensée des autres… Et si pour une fois, nous reprenions conscience (confiance) de notre pouvoir créateur, de notre libre arbitre, du vrai bon sens et laissions pour un instant de côté l’aspect purement marketing et commercial; il sera toujours temps d’y revenir au moment opportun.


Mythe N°9 : Tous les lecteurs de CD et les DAC se valent.
Faux.

Bon, vous me direz la majorité des DAC USB utilisent la même interface Xmos à 5$, oui, c’est vrai. Mais là s’arrête l’analogie des produits et marques. Le chipset de conversion N/A, tout comme l’alimentation électrique et le châssis vont faire toute la différence!
La partie mécanique du lecteur de CD aura son mot à dire. Nous utilisons au magazine une base de lecture qui utilise des composants de haut niveau, en particulier la mécanique qui est une Philips CDM-Pro. Rien de comparable dans les produits en plastique grand public, cette pièce coûte à elle seule pas loin de 600$ prix public.

Lecteur CDP integris by Aurum Acoustics (fait au Canada)

Lecteur CDP integris by Aurum Acoustics (fait au Canada)

Cette partie mécanique Philips CD Pro, est couplée avec une puce Quantum de conversion N/A du manufacturier Suisse Anagram, capable de faire de l’upsample du signal digital jusqu’à 24-bits/192 kHz, ce qui en fait un appareil de référence pour nous, depuis des années.

Seules les personnes qui ne font pas de différence entre du mp3 et du 24-96 pourront encore affirmer qu’il n’y a aucune différence sur ce type de produit numérique.

Dali Epicon 6 chez Brosseau

Dali Epicon 6 chez Brosseau


Mythe N°10 : Couplage et découplage, c’est du pareil au même, ça n’a aucune incidence sur le son.
Faux.

Bien au contraire.

couplage


n. m.
1 Assemblage, interaction entre des systèmes. Un couplage électrique.
2 (fig.)Liaison plus ou moins dure.

Découplage


Suppression du couplage, désolidariser. L’effet silent-block, il n’existe plus aucun lien rigide entre les deux points d’appuis. On utilise généralement du caoutchouc ou du silicone plus ou moins mou.

Pointes inox et contre-pointes inovaudio (fait au Canada)

Pointes inox et contre-pointes inovaudio (fait au Canada)

L’une comme l’autre de ces actions va avoir une incidence marquante sur le son. Coupler vos enceintes acoustiques est bénéfique pour drainer et contrôler les vibrations du coffret, les découpler revient à les désolidariser du sol et par conséquent le son n’aura plus du tout la même consistance ni tessiture.
Nous préconisons le couplage systématique. Toutes les personnes ayant expérimenté un bon couplage savent de quoi je parle, pour les autres, je vous invite à le découvrir.

Contre-pointes inovaudio de dernière génération (fait au Canada)

Contre-pointes inovaudio de dernière génération (fait au Canada)


Mythe N°11 : La musique DSD, il n’y a rien de meilleur.
Faux.

La raison pour laquelle certains enregistrements sont meilleurs que d’autres, ce n’est pas le fruit du hasard ou seulement de la haute résolution, c’est essentiellement dû au fait que la prise de son a été réalisée dans les règles de l’art, la qualité des microphones, l’acoustique de la pièce où a été effectué l’enregistrement, le gars en arrière de la console de mastering et surtout, si l’enregistrement est un master numérique, sur quelle enregistreuse et à partir de quel DAC cela a été travaillé. J’ai récemment fait l’expérience avec « Jazz at the pawnshop – Late night » où pour chaque DAC dans le process numérique, il y a une signature sonore évidente pour chacun d’entres eux.

Jazz at the Pawnshop_ Late Night (New, Unreleased (DSD-DSF 2.8224 MHz)
Jazz at the Pawnshop_ Late Night (New, Unreleased (DSD-DSF 5.6448 MHz)
Jazz at the Pawnshop_ Late Night (New, Unreleased (DSD-DSF 11.2896 MHz)
Jazz at the Pawnshop_ Late Night (New, Unreleased (FLAC 192.0 kHz 24-bit)

Notes techniques sur le transfert analogique/numérique qui s’est fait à partir d’un master vinyl de l’époque lu sur une platine Kronos via les DAC de conversion:

192kHz : MSB Platinum Studio ADC plus
DSD : dCS 905 and dCS Vivaldi clock
DXD 352.8kHz : MSB Platinum Studio ADC plus
DSD2 : Ayre QA9pro
DSD4 : Merging Technologies Horus

jazz_at_the_pawnshop

Je dois reconnaître que le travail de René Laflamme (Fidelio) est impressionnant. Je vous rappelle que c’est lui avait su si bien capturer les sons de l’album « Blue mind » de Anne Bisson et c’est un autre artiste Marc.O Le Lab Mastering à Montréal en arrière de la console de mastering à qui était revenu le soin de garder intact toute l’émotion de la prise de son directe.

Mais au fait, qui d’entre vous possède un DAC capable de retranscrire fidèlement le DSD?

Quoi, vous n’êtes que 2%? …
De toute façon, la course aux bits de résolution n’est qu’un argument marketing, auquel souscrivent beaucoup trop d’amateurs naïfs, et qui d’ailleurs sont infoutus de faire la moindre différence entre un bon 16/44.1 et un DSD.

Le DSD est à l’audio ce que le RAW (NEF) est à la photographie, il s’agit d’un fichier brut sur lequel on peut travailler à l’infini, du fait qu’il comporte toutes les informations.

Finalement, je me rends compte que j’écoute à 85% des fichiers numériques 16/44.1 et toutes mes démos se font dans ce sens, mis à part quelques exceptions qui sortent résolument de l’ordinaire, comme certaines productions 2L et un album de Patricia Barber. Le reste se partage entre de la musique en 24/96, 24/192 et DSD. Je possède environ 18 000 fichiers de musique, deux ou trois DSD sortent du lot, pas plus, alors ne nous affolons pas trop.


Mythe N°12 : La différence de qualité de reproduction sonore entre deux lecteurs de CD est liée à des erreurs de lecture.
Faux.

Des études qui ont été menées sur un CD en bon état, montrant qu’il se produit environ une erreur de lecture toutes les trois minutes, (un échantillon erroné toute les 3 minutes).
44 100 échantillons par seconde sur deux canaux donne sur 3 minutes : 15 876 000 échantillons. Parmi ses 15 millions, un seul est erroné. Quel humain sur cette terre est capable de détecter une telle erreur ?

Mythe N°666 : Le jitter ce démon…

Jitter par-ci, jitter par-là… Combien d’explications techniques avons vous lu dans laquelle on ne nous cite pas le jitter ? Le jitter est devenu le bouc-émissaire de l’audio numérique. Il serait la cause de toutes les dégradations sonores et colorations liées aux fichiers audio numériques.

La mesure de jitter demande des équipements tellement onéreux qu’il est presque impossible de vérifier les informations avancées par une documentation publicitaire. Quasiment invérifiable, il devient alors la proie idéale qui va tout endosser.

Avec toutes les techniques de solution anti-jitter qui ont été développées par les constructeurs, si celui-ci était réellement responsable de toutes les dégradations numériques, nous aurions depuis des lunes tous un système de reproduction stéréo parfait. Il est clair que nous en sommes encore loin !

Nous ne prétendons pas que le jitter n’existe pas, mais qu’il n’est aucunement responsable de tous les maux qui lui sont attribués. Pour simplifier, on peut dire du jitter qu’il entre à hauteur d’environ 1% à 2 % dans la qualité sonore subjective. En plus des contraintes analogiques courantes, une part importante de l’altération du rendu musical est lié aux pollutions électriques, électromagnétiques, ioniques, vibrations… qui n’ont rien à voir avec le jitter, puisque périphériques.

Petit salon chez Audition Véritable à Rivière du Loup (Québec)

Petit salon chez Audition Véritable à Rivière du Loup (Québec)

Mythe N°12 bis : Le jitter est proportionnel à la régularité de rotation du CD.

Il y a dans cette vision une analogie complète avec le fonctionnement d’une platine disque ou pleurage et le scintillement sont liés à la régularité de rotation et à l’inertie du plateau.

Depuis la première génération des lecteurs CD, les données issues de la lecture sont mises en mémoire tampon, décodées et séquencées par un quartz. Ainsi, la régularité de la rotation du disque n’influence pas la régularité de sortie des échantillons audio.


Mythe N°13 : De la musique, c’est de la musique, il n’y a aucune différence, le numérique ce ne sont que des 0 et des 1.
Faux.

Bulshit.
Dire et penser une chose pareille revient à considérer qu’un big mac + frites à 10$ c’est la même chose qu’un pavé de bœuf grillé Pommes châteaux et salade du jardin à 60$, pourtant les ingredients principaux sont identiques.
Un fichier de musique quelque soit son support, fait appel à un long process de la capture du son, vers la console de mastering via la gravure ou l’enregistrement final en .flac, .wav ou .aiff.
Il va immanquablement y avoir des variables:
Selon la nature du ou des micros, le son ne sera pas le même.
Selon la nature de l’enregistreuse le son ne sera pas le même.
Selon la nature du DAC employé, le son ne sera pas le même.
Selon le gars en arrière de la console de mastering, le son ne sera pas le même.
Selon le type d’électroniques utilisées, le son ne sera pas le même.
Selon le type de câble électrique, numérique et analogique, le son ne sera pas le même.
Liste non exhaustive…

incredible music & recordings by STS Digital

incredible music & recordings by STS Digital

Après quoi selon le type de lecteur CD, le son ne sera pas restitué de la même façon qu’un autre.
Si vous employez un ordinateur pour lire votre musique, et bien selon le logiciel de lecture, aussi appelé Player, le son ne sera pas le même.
Je vais même aller plus loin, si toujours depuis votre ordinateur, un PC ou un Mac, le son ne sera pas égal, encore une fois ceci étant dû essentiellement au type de player disponible sur chaque système d’exploitation, le câble USB fera lui aussi varier la qualité autant que les différences.

Alors je suis bien d’accord avec vous, la musique numérique, ce sont des 0 et des 1 à la file, les uns à la suite des autres, mais croire ce que vous entendez dans un contexte n’est pas forcément la vérité. Tout comme un chef de cuisine devant ses ingrédients, alignez 100 chefs confirmés, quelques uns feront des merveilles, alors que d’autres ne seront pas en mesure de faire mieux que juste mangeable.
Il y a une grande différence entre juste remplir sa fonction et obtenir le plaisir et l’Emotion.


Mythe N°14 : Telle marque et tel matériel c’est le meilleur au monde.
Faux.

Qu’est ce qui vous permet d’affirmer ça?
L’avez vous expérimenté vous même ou en avez vous entendu parler? Connaissez vous le contexte?
Voilà le pire mythe qui soit.
J’en veux pour preuve alors qu’un journaliste d’une revue non moins supposée spécialisée a osé écrire, noir sur blanc, il y a quelques années à propos d’un amplificateur raté, ou du moins que personne à ce jour n’a aimé car non musical, ni entendu reproduire correctement de la musique, que c’était le meilleur amplificateur qu’il ait jamais entendu et que c’était certainement le meilleur ampli au monde! Wow, un tel tissu d’ânerie mériterait plus qu’un prix de présence.
Bon, je dois vous avouer qu’à la clé, « ils » ont obtenu plusieurs milliers de dollars en publicité, ça aide.
Comme le disait si bien Jean de la Lafontaine (1621-1695) « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». (Le Corbeau et le Renard)
Ce n’est pas une question de marque, c’est une question de savoir comment a été conçu le matériel, puis de savoir l’installer correctement. De la prise de courant électrique, l’acoustique de la pièce en passant par le meuble, les câbles et le positionnement des haut-parleurs ainsi que de l’auditeur, tout à son importance, ratez vous sur un seul de ces points et la performance va vous passer sous le nez, quelque soit le prix du matériel!

Pete Alderton Cover my Blues

Pete Alderton Cover my Blues


Mythe N°15 : Vous arrivez dans un salon ou dans un contexte inconnu et en quelques secondes vous êtes affirmatif, telle électronique joue comme ceci, tel haut-parleur comme cela, c’est certain.
Faux.

De quoi parlez vous?
Avez vous la moindre idée du contexte?
Êtes vous si parfait qu’en quelques minutes dans un contexte inconnu vous posiez une conclusion si radicale?
Qu’est ce qui vous permet d’affirmer une telle chose à propos de la reproduction des sons en particulier si l’acoustique n’est pas viable?

Si c’était si simple, ça se saurait. Il est impossible, à moins d’être Devin, d’affirmer quoi que ce soit sur les performances d’un système stéréo sans connaître le contexte à fond. Chaque petit élément compte, prendre pour acquis que « poser, brancher, écouter » c’est ça la « Hi-Fi » contemporaine, c’est que vous êtes totalement déconnecté de la réalité et qu’il faut que vous sortiez de chez vous au plus vite afin de réaliser à quel point tout ceci n’a aucun sens.
Alors vous pourriez apprécier dans un contexte donné la sonorité d’un système stéréo, oui, le trouver plus ou moins à votre goût, oui, mais de là à définitivement le qualifier, ça c’est une autre histoire, sachant que vous pourriez l’entendre « chanter » différemment dans 50 autres contextes.

Combien de fois me suis-je retrouvé dans une situation bizarre où le propriétaire est en extase (et je pèse mes mots) face à son système audio de 100 000$ (oui, vous avez bien lu), alors qu’en réalité le son est totalement désiquilibré, par exemple, nous sommes incapables de discerner qui chante. Anecdotes véridiques, la personne à côté de moi me demande qui chante? … France Gall … ah bon, je croyais qu’il s’agissait d’Amanda Lear … Qui chante? … Anne Bisson … je croyais qu’il s’agissait de Nanette Workman… vous voyez le genre.

Achat recommandé pour cet amplificateur intégré MBL C51 et l'album de Anne Bisson, "Blue mind", un must have.

Achat recommandé pour cet amplificateur intégré MBL C51 et l’album de Anne Bisson, « Blue mind », un must have.

Qu’est ce que vous entendez réellement? La pièce, les électroniques, les haut-parleurs, les composants du filtre des haut-parleurs, les câbles, êtes vous assis à la bonne place dans la pièce, à la bonne hauteur, quel est le type de fichier audio, quel type de DAC, est ce un enregistrement de qualité? Chaque élément imprime sa couleur sonore ou du moins sa personnalité, un mauvais fichier audio sur un très bon système stéréo ne saurait être magnifié, ce qui va sortir ce sera un mauvais son issu d’un mauvais fichier audio, au travers d’un système audio qui fait ce qu’il peut, point.

Même si « on » essaie de vous faire croire qu’il s’agit de chocolat dans une belle boite, comme dirait l’autre, quelque soit sa densité, sa couleur et l’emballage, de la marde, ça reste de la marde.


Mythe N°16 : Plus ça joue fort et plus c’est dynamique. Ça cogne dur, donc c’est dynamique.
Faux.

Ne confondez pas pression acoustique et dynamique, ça n’a rien à voir, mais les deux notions sont complémentaires.

Dynamique
adj. et n. f.
adjectif
1 Qui se rapporte à la force, au mouvement.
2 Énergique, actif. Un éditeur dynamique (et non *agressif).SYNONYME entreprenant.
nom féminin
Partie de la mécanique qui étudie les relations entre les forces et les mouvements qu’elles déterminent. La dynamique des fluides. On peut aussi parler de plage dynamique pour la musique, ce qui représente la valeur entre les sons les plus faibles et les plus forts.

câbles HP à 5000 €uros, c'est du lourd et woofers Focal KX4 de 46cm

câbles HP à 5000 €uros, c’est du lourd et woofers Focal KX4 de 46cm

Pression acoustique.

La pression acoustique fournit un travail lors de la propagation du son et se mesure en dB SPL : décibel de niveau de pression acoustique (Sound Pressure Level). En d’autre terme, c’est l’action de faire grimper le volume très fort afin d’obtenir des sensations fortes, notamment au niveau du grave et sous grave.

Pour obtenir une plage dynamique étendue, disons de 20-20 000Hz, il n’est nullement nécessaire de monter le volume, sur les meilleurs système audio, ce qui suppose aussi des haut-parleurs d’une bonne efficacité et à condition que la musique soit elle même bien enregistrée, dés -60db il doit déjà apparaître clairement une dynamique subjective audible.


Mythe N°17 : Qu’importe où je place les deux haut-parleurs, puisque c’est cher je devrais obtenir le son optimal.
Faux.

Qu’importe le type d’enceinte acoustique, il est clair que cela demande d’être placé idéalement dans la pièce et pas forcément où vous ou madame avez décidé que ce soit.
Plus proche vos enceintes seront du mur arrière, moins ce sera pertinent, alors commencez par décoller vos enceintes du mur du fond.
Pour plusieurs raisons. Considérez un haut-parleur comme un instrument de musique, il lui faut de l’air autour pour être en mesure de s’exprimer. Donc, au risque de me répéter, il faudra expérimenter au moins 1 mètre de dégagement vis à vis du mur arrière, minimum …

Réalisez un triangle équidistant entre l’écartement des enceintes et votre point d’écoute. Placez les enceintes sur le même axe et relativement sur le même plan, il sera toujours temps plus tard de changer l’angle d’attaque degré par degré si le son ne vous satisfait pas, action aussi appelée en anglais « toe in / toe out ».

Sachez que l’équation puissance + efficacité des haut-parleurs, va conditionner le mariage des deux. La surprise tient au fait qu’il faut déployer des monstres de puissance pour faire fonctionner certains types d’enceintes acoustique… et ça peut coûter très cher en bout de ligne, car il faut penser à bien alimenter en courant électrique ces électroniques.

On ne pose pas directement au sol une enceinte acoustique, ni placer les petites pointes d’origines sur des rondelles en acier… il faut utiliser un couplage au sol efficace, large pointe + contre-pointe en aluminium-bois et composite, ce qui suppose adopter un principe bien connu afin de contrer les effets néfastes des vibrations. Un montage à trois points est généralement le mieux, avec la pointe unique sous la ligne du ou des woofers.

Vous réaliserez à quel point vos enceintes ont un potentiel phénoménal, que le grave est splendide d’un coup.
La position d’écoute, centrée va vous donner ce que l’on appelle un « sweet spot », c’est à dire que pile à cet endroit l’effet stéréo est à son maximum et votre cerveau est en mesure de recréer une image stéréo en 3 dimensions. Vous écarter de droite vers la gauche va entrainer un déphasage qui va perturber ce fragile équilibre physiologique. Les sons ne vous parvenant pas à la bonne vitesse selon les fréquences.
Certains s’emploient à trouver des astuces pour limiter voire annuler ce débalancement, mais ne vous y trompez pas, nous sommes fait physiologiquement avec deux oreilles de chaque côté de notre boite crânienne et il y a peu de chance de passer outre. Mieux vaut un super bon point central d’écoute, qu’un compromis pour tous.
Sauf pour certains type de haut-parleurs, comme les modèles dipôles, qui eux offrent plus de latitude pour une écoute de musique en stéréo, moins égoïste.
Pour un humain normalement constitué s’affranchir totalement de l’effet « sweet spot » ou « pin point » est une illusion, ou alors vous venez d’une autre planète.

Mon système de référence sur base d'enceintes open baffle 15"

Mon système de référence sur base d’enceintes open baffle 15″


Mythe N°18 : La puissance importe peu pour obtenir un beau sous graves avec un subwoofer, 300w suffisent amplement à la tâche.
Faux.

C’est justement la puissance qui va vous autoriser à franchir le cap du grave au sous grave, c’est la puissance qui va permettre de tenir le haut-parleur suffisamment pour le faire travailler dans une zone très inconfortable, électriquement et mécaniquement parlant. Sans la puissance le grave n’est rien et le sous grave inexistant, et ce n’est pas la boursouflure à 80hZ qui va y changer grand chose, c’est aussi simple que ça. Voilà pourquoi les meilleurs subwoofers du marché offrent une puissance généreuse, souvent au delà de 1000w, afin d’être capable de supporter des valeurs en bas de 30hZ. Le type de saladier, ainsi que le matériau employé dans la construction de la membrane seront déterminant. Le carbone semble avoir fait ses preuves, ainsi que l’aluminium extrudé.

JL Audio E112 et SVS 13 Ultra

JL Audio E112 et SVS 13 Ultra


Mythe N°19 : Qu’importe le pieds sous des haut-parleurs de type moniteur.
Faux.

Le pieds est le prolongement naturel d’une enceintes acoustique de type moniteur. Le meilleur montage que nous ayons expérimenté est un pieds en acier monté en tripode, trois pointes inox et trois contre-pointes à 3 matériaux. Contre-plateau en ply wood de 2cm d’épaisseur.

Tripode stand en acier, plateau en ply wood.

Tripode stand en acier, plateau en ply wood.


Conclusion

Alors mythe ou réalité, qu’est-ce qui vous sied le mieux?

Notre fille est une adolescente de 17 ans qui écoute toute sorte de musique numérique. Elle connait le vinyl puisque je possède une platine analogique dans notre auditorium, elle sait faire la différence entre du mp3 et un fichier de résolution supérieure. Elle pense que ça ne sert à rien de dépenser beaucoup (trop) d’argent dans un équipement hi-fi sophistiqué si ce dernier ne joue pas mieux que ses écouteurs raccordés sur son ordinateur. Elle pense que la hifi d’aujourd’hui c’est un marché de riches bonhommes qui sont sinon sourds, du moins malentendants. Elle nous voit comme des papys à casquette cramponnés au volant d’une Chevrolet Corvette de 450cv à 100km/h max sur la 20. Elle trouve ça ridicule de ne pouvoir rouler plus vite avec un tel bolide, en référence aux équipement audio haut de gamme mal mis en œuvre ou volontairement bridés. Investir dans une platine tourne disque (vinyl) plus de 1500$ … would you kidding me. Quand je lui raconte qu’il y a des gens qui dépensent le prix d’une automobile familiale neuve dans une platine analogique, elle part à rire.

Notre passion est mal comprise, mais c’est un peu de notre faute, nous avons pris de l’or et l’avons transformé au fil du temps en métal non précieux qui ne fait plus rêver personne, en particulier les jeunes générations.
Notre seul espoir est de briser cette spirale à l’envers, de redresser le cap en prenant de nouveau notre passion pour la musique à bras le corps, de ne pas sous estimer la connerie humaine, mais de la contourner. Retrouvons notre curiosité d’antan, notre thrill à l’annonce d’un salon, de nous émerveiller de voir et d’entendre des systèmes audio peu communs, de soigner nos propres installations pour les rendre époustouflantes et non pas juste médiocres, d’autant que nous avons les moyens de bien faire, car nous possédons la connaissance et le matériel, il ne reste plus qu’à mettre le tout en pratique.

Le but de mon propos est là pour vous ouvrir les yeux et les oreilles sur une réalité qui parfois vous échappe, si tel est le cas. Pourquoi vous contenter de juste bon alors que vous avez souvent payé cher pour quelque chose que vous n’exploitez pas à 100%?
Je veux bien croire que c’est celui qui paye qui a raison, mais arrivé à un certain stade, ce n’est plus de la paresse ou de l’aveuglement volontaire, c’est devenu totalement absurde, voire même pour certains, de l’incompétence. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent, il faut travailler pour obtenir un résultat à la hauteur de ses espoirs. Sauf si les espoirs en questions sont si bas, que rien ni personne ne pourra rien y changer.

Tout ceci devrait nous ramener aux fondamentaux, de l’excitation, à ce fameux sentiment familier des papillons dans le ventre, de ce que l’on ressent au moment d’une nouvelle connexion émotionnelle; souvenez vous de la sensation d’un baisé mouillé au goût de fruit mûr avec votre copine ou votre copain… Non pas juste que vous continuiez de vous contenter de bon ou passable, non, pas du tout, que ce soit tout simplement exceptionnel, fabuleux, éblouissant, sensationnel, fantastique, époustouflant. Parce que au bout du compte, pourquoi se contenter des miettes, quant on peut avoir le gâteau au complet? Surtout que justement vous avez payé le gâteau en question et il est là devant vous, dans votre salon, si je puis dire!

Voir plus loin que le bout de votre clavier, comprendre, évaluer, augmenter votre discernement, toucher du doigt toutes les possibilités afin de vous positionner autrement face à une passion de la musique qui réclame elle aussi son dû.

J’aimerais que vous mesuriez l’extase d’inviter dans votre salon, au moment où vous le décidez, le ou les artistes du moment, rien de moins. Une fois trouvé le point d’équilibre, la présence des musiciens est palpable.
Pour y parvenir, lâchez prise, sortez de la voluptueuse paresse qui consiste à ne rien faire pour améliorer votre sort, ou pire cultiver la médiocrité, pensez à vous récompenser.

Commencez par installer correctement vos appareils électroniques et vos haut-parleurs. Décollez ces derniers du mur arrière d’au moins 1 mètre, posez vos électroniques sur un meuble adéquat, soignez votre arrivée électrique, surtout passage obligé par l’acoustique évidemment et vous obtiendrez un son sans commune mesure avec ce que cela était sans rien faire, je vous en fait la promesse.

Espace généreux en arrière des haut-parleurs.

Espace généreux en arrière des haut-parleurs.

Il y a fort à parier qu’après avoir lu ces quelques conseils, vous devriez vous retrousser les manches et être en train de commencer à expérimenter, au lieu de passer trop de temps à vous perdre sur les forums de discussion et tourner en rond.
C’est toujours la faute des autres ou du matériel … hein?
Cessez de remplacer de façon compulsive, voire maladive vos équipements sans aucune raison valable. Ce comportement pathologique révèle un éternel manque de satisfaction, alors, il est temps de changer pour améliorer votre état d’esprit et votre sort.

Maintenant, à chaque fois que vous irez visiter un salon, un marchand, ou tout simplement votre propre salon, vous saurez apprécier tout le travail en amont. Mais le plus important, c’est que vous aurez appris par l’expérience, ce qu’il convient de faire pour … enfin … profiter à plein régime des performance de vos équipements audio actuels, qui soit dit en passant vous ont coûté plusieurs milliers de $ si ce n’est des dizaines de milliers.
Faites passer le message, la musique vous aime, aimez la en retour, ça fait du bien vous saurez.

Auditorium inovaudio pour magazine-audio.

Auditorium inovaudio pour magazine-audio.

Alors, si le voyage vous tente vous êtes les bienvenus dans mon auditorium, pour vivre une belle expérience en mode haute-fidélité musicale, comme rarement vous l’avez expérimenté, à partir d’un système qui ne coûte pas très cher, le but étant de rendre accessible à toutes et tous la reproduction fidèle de la musique chez soi.
Nous sommes les seuls en Amérique du Nord à avoir poussé si loin l’optimisation d’une pièce dédiée à la reproduction fidèle de la musique.
Apportez votre musique, sous le format de votre choix, si le cœur vous en dit.


La pensée du moment

Lorsque tu fais quelque chose, saches que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire. [Confucius].


Cet article a été rédigé par Marc PHILIP rédacteur indépendant, tous droits réservés, copyright 2016, les textes et photos sont la propriété de l’auteur et du magazine, sous licence creative commons : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/

« Si vous voulez trouver les secrets de l’univers, pensez en termes d’énergie: fréquence et vibration. » – Nikola Tesla

À propos de Marc Philip

Autodidacte et passionné de musique, photographie, cinéma, gastronomie. Apprécie les bons moments de la Vie, et surtout aime les partager avec les autres. Je déteste les imbéciles, surtout ceux qui ne sont même pas foutus d'être heureux.

Il y a 3 commentaires

  1. Jacques Dubė

    Article très intéressant, très instructif, ayant vécu la majorité de ces étapes, la plus galvaudé est sans contredit l’acoustique de la pièce.
    Je pense que les gens devraient se déplacer pour découvrir le gain immense avec un traitement acoustique adapté.
    Tu les invite, je les invite, tous les « mordus » de haute-fidélité devraient faire comme j’ai souvent fait; prendre la peine de se déplacer pour découvrir ce qu’est et ce que donne un traitement acoustique en écoute Hi-Fi.
    Je suis souvent parti de Rivière-du-Loup pour me rendre à Québec ou à Montréal afin de découvrir ce qu’est là Hi-fi.
    Maintenant à part du salon, j’y vais plus rarement, car ce que je retrouvais le plus, c’était des marchands blasés. Des personnes n’ayant plus le feu sacré sauf pour vendre leurs boîtes.

    Jacques Dubé

  2. peverelly philippe

    Bonjour marc
    un article ultra positif cela fait longtemps que je ne prend plus en compte les avis sur les forums
    mais je fait mon chemin grâce a des rencontres et des articles comme le tien qui nous fait ce poser des questions sur la musique et la hifi
    la recherche du bon compromis musique prix et du résultat qui en découle
    je possède une pièces biscornu sous le toit.
    mais avec de la patience et des articles comme le tiens, mon permis d’écouté de la musique dans de bonne condition qui me permette de m’immerger dans la musique.
    par une approche acoustique adapté au lieu.

    Philippe

Laisser un commentaire