Two Green Cats Ink for a Queen

1
70
two green cats
Deuxième album des Two Green Cats : Ink for a Queen

Rock on
J’ai pour la seconde fois le goût de vous parler d’un groupe local afin de bien débuter cette fin de semaine qui clos en beauté ce magnifique mois d’octobre 2011.
Groupe de blues/rock originaire de la région de Drummondville (Québec-Canada), cette formation de 5 artistes récidive avec un deuxième album : Ink for a Queen

Les artistes :

  • William Larochelle (voix/guitare)
  • Rico Desjardins (clavier)
  • David Béru (guitare/harmonica)
  • Christian Desjardins (basse)
  • Maxime Lussier (drums)

Genre :
Résolument rock (Jacques et Gilles vous allez aimer), avec quelque incartades sur des terrains moins mouvementés, plus roots.
La variété de ces 15 chansons est très intéressante et ne laissera personne sur la touche.

Enregistré à Notre-Dame-de-la-Salette, QC,
Mixing par David Béru,
Mastering par Le Lab Mastering,
Duplication par Analogue Media Technologies.

Voici à chaud le résultat de mes notes après l’écoute de ce disque qui m’a plu et dont j’aimerais partager avec vous le feeling qu’il procure :

William, quelle en est la signification du titre et comment en êtes vous arrivé à le choisir?

En fait, la majorité des morceaux concerne la femme et les relations homme-femme. On voulait donc un mot qui mettrait la femme en valeur : Queen.
Ensuite pour imager l’écriture et la rédaction des textes on a choisi : Ink. Ça nous faisait aussi penser au tatoo et ça donnait un petit côté rock’n’roll au titre.
On peut traduire un peu le titre pour Lettre pour une Reine, encre pour une Reine.

le style est plus varié que sur votre premier CD, la tendance est carrément rock, est ce un cap pour le groupe?

Pas nécessairement… oui on voulait que cet album soit plus varié et en même temps plus rock mais, avec du recul, je crois que c’est probablement ce qu’on fera de plus heavy.
Nous avons commencé à composer tranquillement et tranquillement on se stabilise. Personnellement je suis beaucoup inspiré par The Raconteurs et Red Hot Chili Peppers ces temps ci.

J’ai l’impression d’être transporté dans les années 70″?

Pourtant on est bien en 2011! 🙂 C’est vraiment nos influences qui donnent cette impression selon moi.

Ink for a Queen par les Two Green Cats

l’enregistrement est très bon, du moins il favorise les voix et met le grave légèrement en retrait, est ce voulu?

Oui. Même si la basse a pris un peu plus de place, elle reste simpliste. Nous prévoyons donner beaucoup plus de place au trio drum, bass et keyboard dans le futur. Je crois que Heart in Despair représente bien le style que nous tentons d’exploiter.

Par moment on alterne entre Les Runnaways, Bob Dylan, Hendrix, Mark Curry, Eric Tesmer et les Doors, suis je dans le vrai?

Plus The Datsuns, The Raconteurs, The Black Keys je dirais.

Pourquoi parler micro ouvert plus de 48 secondes sur la 15?

En fait pour la 15, Live together, nous avons enregistré à l’exterieur sur le bord d’un feu à 4 micros. Nous étions une dizaine autour du feu et nous chantions les refrains ensemble.
Nous voulions donc reproduire un peu l’ambiance lors de l’enregistrement. Si on écoute attentivement on entend le crépitement des buches en train de se consumer.

Il n’y a pas de chanson en français, pourquoi?

Ma voix ne se prête vraiment pas au français… c’est aussi une langue adaptée pour notre visibilité!

La variété des styles rend ce dernier album très intéressant, quel est le but visé par le groupe au delà de jouer et créer?

Je suis un gros fan de Rory Gallagher et de Ben Harper. Tous deux ont un point en commun et c’est la variété des styles musicaux qu’ils abordent. J’aime le changement sur un même disque et je crois qu’à la base, l’instrumental doit convenir à la présentation du texte de la chanson…

Sur la 8 le son est comme sur la guitare, en distorsion, l’avez vous voulu comme tel?
Si oui, quel en est la raison?

Oui évidemment c’est voulu, c’est pour ajouter du poids au morceau.
Plusieurs guit en drop D dans le mixing avec la bass en drop D. Cependant live on joue avec le jeu de la basse qui est différent.
Il n’y a pas d’effet de disto/fuzz sur la voix, seulement un arrangement de delay.

La 10 est terriblement bonne : Lady Liberty … si ça passe à la radio, vos cartes de crédits vont se remplir, c’est mon coup de cœur!
Personnellement j’y inclurais un solo de guitare, dans le genre Steve Ray Vaughan dans sa période calme ou Ronny Earl ou encore Robert Johnson, un jeu de guitare très articulé, profond, des notes tenues, plus blues que rock.
La N°2 est pas pire non plus

Nous avons eu la chance de la passer Heart in despair en entrevue à CBC. 🙂

Les titres de l’excellent album : Ink for a Queen, édition 2011 des two green cats

la plage N°5 est une bien belle balade qui n’a rien à envier à celles de Jack Johnson!

La plage 6 est la plus équilibrée on regrette qu’elle ne fasse que 5.42 minutes, mais la 8 est pas mal non plus!

Conclusion

Pour faire une histoire courte, j’ai aimé ce nouvel album et je vous le recommande chaudement.
il n’y a pas grand chose à jeter, beau travail les gars, ça donne immédiatement le goût d’aller vous voir sur scène!

Une dernière note à la volée :
La plage N°12 commence comme un super bon slow … on s’attend à un slow mais ce n’est pas le cas, cela vaudrait peut être la peine de récupérer les 15 premières seconde de cette plage musicale et d’en faire autre chose.
Décidément, les Two Green Cats n’ont pas fini de nous étonner, on sent grandir leur maturité, ce que j’avais déjà soulevé comme étant une force dans la synergie du groupe.
Ce second album s’inscrit sur la voie du succès.

Techniquement le son est excellent et ne souffre d’aucune critique, à l’évidence ils se sont payés le luxe des services d’un des meilleurs pro du mastering de Montréal et ça s’entend!
Artistiquement, la variété des genres saura rallier tout public, on entend les influences de Stevie Ray et Ben Harper, mais d’autres artistes également, c’est ce que j’ai trouvé plaisant, ne pas rester cloîtré dans un style musical, mais bien au contraire, se laisser entrainer vers différents courants qui à la finale, au dela de rendre un vibrant hommage aux artistes concernés, nous plonge dans l’univers particulier des Two green cats dont les riffs de guitare et la voix sont si particuliers.

Ce deuxième album “Ink for a Queen” a été pensé et réalisé avec soin dans les moindres détails, chose rarissime pour ce genre de musique, j’ai en mémoire des groupes plus populaires qui n’ont pas eu cette classe envers leur public.

Quand un groupe rock/blues se préoccupe à ce point au soucis du détail lors de l’élaboration d’un disque, il me semble que la moindre des choses est de leur rendre la pareille, acheter leur musique, l’apprécier à sa juste valeur, bref les encourager afin qu’ils récidivent, l’art a besoin de notre soutient pour s’épanouir et il ne tient à pas grand chose pour faire que le rêve des Two green cats de vivre de leur art devienne réalité.

J’ai ouïe dire que nos 5 musiciens allaient se produire sur scène à Montréal le 12 novembre prochain, au Quai des Brumes avec le groupe Les 8 Babins, venez les rencontrer en grand nombre, c’est vous public qui pouvez faire la différence et porter les Two Green Cats sur le chemin de la réussite, c’est le temps de la reconnaissance, agitez vos réseaux sociaux, créez le Buzz autour des Two green cats, parions que nous avons le pouvoir d’en faire un succès.
Je vous invite à suivre toute l’actualité des “Two Green Cats” en visitant par leur page web.
Je ponctue cette chronique par un phrase issue du site officiel du groupe, qui résume à merveille ce que je pense de ce second album.

Vous recherchez un “fresh vintage rock’n’roll”? Come and get it!

Chers lecteurs (trices) à vous de jouer.


La pensée du moment

Quitte à faire quelque chose, autant le faire bien.
Phrase que je dédie à mon copain Claude. T, il se reconnaitra.


Cet article a été rédigé par Marc PHILIP, rédacteur indépendant, tous droits réservés, copyright 2011, les textes et photos sont la propriété de l’auteur et du magazine, sous licence creative commons.

Bon divertissement.