Le skylab

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Film de Julie Delpy, Le Skylab

C’est vendredi et pour reprendre notre tradition, voici une chronique cinéma pour initier cette fin de semaine maussade, prétexte à passer du temps en famille ou entres amis, bien calé confortablement assis et prêt au spectacle.

Le skylab

Un film écrit et réalisé par : Julie Delpy,
Genre : comédie, histoire de famille,
Origine : France,
Année de sortie : 2010,
Durée : 1h53 minutes.

Distribution des rôles

Bernadette Lafont est la grand-mère,
Julie Delpy est Anna,
Eric Elmosnino est Jean,
Lou Alvarez est Albertine,
Noémie Lvovsky est Tante Monique,
Aure Atika est Tante Linette,
Emmanuelle Riva est la Mémé,
Denis Menochet est toton Roger.

L’histoire

Albertine est mariée, deux enfants, elle monte dans un train avec sa famille et s’accommode de ne pas avoir 4 places au carré pour voyager en vis à vis, en regardant par la fenêtre elle se prend à repenser à ses vacances passées alors qu’elle n’avait que 11 ans… et là le film commence.
Eté 1979, leur famille se réunie en Bretagne dans la maison familiale; frères, sœurs, oncles, tantes, cousins, cousines, pour célébrer l’anniversaire de la grand-mère (Bernadette Lafont).

Le sujet est aussi le fameux skylab qui doit supposément tomber quelques part dans l’ouest de la France, l’inquiétude gagne, le sujet donne prétexte à discussion, ce qui révèle la vraie nature des gens.
Finalement le module skylab tombera près de côtes australiennes, mais on ne l’apprendra que bien plus tard, quasiment à la fin du film.

Ce film est plus un roman de famille, on y retrouve tellement de clichés éculés que ça en est chiant au début, sans compter la façon de tourner qui fait plus penser à la caméra amateur super 8, mais tout ça est voulu.
Vers le milieu du film le vent tourne, on se prend au jeux et on oublie vite ce qui nous énervait quelques minutes plus tôt.

Ce récit nous ressemble, il nous renvoi à nos expériences de jeunesse, nos doutes, nos infortunes, nos questionnements sur la Vie, nos bêtises, nos discussions houleuses, les prises de bec politique, qui n’a pas vécu ce genre de situation?
C’est un immense plaisir de revoir Bernadette Lafont, qui vieilli avec ses rôles, de façon parfaitement adaptée.

Denis Ménochet, un comédien formidable (Perrier Lapadite dans le film Unglorious Bastards), il campe ici le rôle d’un ancien militaire en mal d’action, qui pète un câble … on s’y croirait.

Finalement, c’est un film sympa, rassembleur, attachant.
L’accessoiriste a fait un travail de fou, l’ambiance de l’époque est parfaitement retranscrite, on s’y croirait.


La pensée du moment :

Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire.
[Confucius].


Cet article a été rédigé par Marc PHILIP, rédacteur indépendant, tous droits réservés, copyright 2012, les textes et photos sont la propriété de l’auteur et du magazine.
Bon divertissement.

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