Flight un film de Robert Zemeckis

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Film Flight de Robert Zemeckis

Comme le veut la tradition, vendredi, c’est notre moment cinéma. Une saine interlude avant que ne reprenne la musique.

Film origine: USA,
Réalisateur : Robert Zemeckis,
Genre: Drame, action, film catastrophe n’ayons pas peur des mots,
Sortie dans les salles: 2012.

Distribution:
Denzel Washington incarne le pilote William “Whip” Whitaker,
John Goodman est le pourvoyeur de speed de “Whip”, Harling Mays,
Kelly Reilly incarne Nicole Maggen, une fille à la dérive,
Nadine Velazquez est Katerina “Trina” Márquez, copine de “Whip” et hôtesse de l’air.

L’histoire

William “Whip” Whitaker se remet difficilement d’une nuit passée en compagnie de Katerina “Trina” Márquez, une agente de bord avec laquelle il semble entretenir une relation personnelle et professionnelle.

Encore sous l’effet de l’alcool et de la privation de sommeil réparateur, il décide de prendre de la cocaïne pour se remettre rapidement, avant de devoir retourner sur le tarmac et prendre les commandes du vol SouthJet 227 à destination d’Atlanta.

Le temps n’est pas beau, il pleut avec de gros paquets de nuages. Prévoyant, le commandant de bord décide de ne pas faire servir de boisson aux passagers avant d’être sorti des turbulences qui s’annoncent.

Mais il ne rate pas l’occasion de se verser 2 mignonnettes de vodka dans son jus d’orange avant de reprendre sa place aux commandes.
Le co-pilote inquiet, ne semble pas rassuré et les violentes turbulences n’aident pas à le réconforter. Ils parviennent tant bien que mal à redresser l’avion et le faire sortir de l’accumulation nuageuse, le vol se poursuit sur l’automatique, tout semble sous contrôle, quand le co-pilote décide de dégager le pilote automatique et passer en manuel. Les commandes ne répondent visiblement plus correctement, le commandant William “Whip” Whitaker sort alors de sa torpeur et tente de prendre les choses en main.

Après les “événements”, Whip fait la connaissance de Nicole (Kelly Reilly) qui entame un sevrage alcool + stupéfiant.
La suite vous allez devoir la vivre par vous même.

Un mot sur la distribution:

Denzel Washington

Ce n’est pas compliqué, je ne me souviens pas avoir vu un seul mauvais film avec cet acteur. Sa présence impose, procure à elle seule une sorte de respect que peu de comédien possède naturellement. Sa filmographie en dit long sur ses prouesses. Il fait parti de mes acteurs préférés, inconditionnellement. Souvenez vous également du film Philadelphia de Jonathan Demme tourné en 1993, la bande originale du film avait rencontré un franc succès, Bruce Springsteen “le Boss” y interprétait “the street of Philadelphia”, une basse abyssale et quelle voix.

John Goodman

On lui doit quelques rôles intéressants dans : La Famille Pierrafeu en 1994, Blues Brothers 2000 en 1998, The Big Lebowski toujours en 1998, Beyond the Sea de Kevin Spacey en 2004, Speed Racer en 2008 et plus récemment dans Argo de Ben Affleck en 2012.
Belle carrure et forte personnalité, John est capable de tout jouer ou presque en autant qu’il rentre dans le costume, si vous voyez ce que je veux dire.

Kelly Reilly

Belle rousse, native du Royaume-Uni. Je l’ai adoré dans le rôle de Wendy dans L’Auberge espagnole et Les Poupées russes de Cédric Klapisch. mais vous l’avez surement remarquée dans Sherlock Holmes en 2009 et Sherlock Holmes: jeu d’ombres, où elle campe le rôle de la compagne du docteur Watson.

Robert Zemeckis

Ce monsieur n’est pas un boy scout, loin de là. c’est à lui que nous devons:
À la poursuite du diamant vert en 1984 avec Michael Douglas, Kathleen Turner et Danny DeVito,
Retour vers le futur 1, 2 et 3, avec la De Lorean équipée pour voyager dans le temps,
Qui veut la peau de Roger Rabbit, moitié film conventionnel, moitié d’animation avec Bob Hoskins,
L’excellent film Forrest Gump en 1994,
Contact en 1997 avec Jodie Foster et Matthew McConaughey, un très bon film d’anticipation,
Seul au monde (Cast Away) tourné en 2000 avec Ton Hanks, perdu sur une ile après un crash d’avion, tient, ça me rappelle quelque chose…
La Légende de Beowulf en 2007, un film fantastique historique avec une belle distribution: Ray Winstone, Anthony Hopkins, Angelina Jolie, John Malkovich, la belle Robin Wright que l’on retrouve également dans Forrest Gump… liste non exhaustive.
Robert Zemeckis a ses comédiens fétiches on dirait. il est passé maître dans l’art du suspens et de l’intrige au plus près des gestes des comédiens, sans effet de manche, ni pétarades.


Conclusion

Cette histoire me fait étrangement penser à celle du commandant Piché, ce pilote québécois qui par son exceptionnelle adresse est parvenu à poser son appareil alors qu’il était en perdition. Il avait alors sauvé la vie de près de 280 passagers et membres d’équipages. Il fut accueilli en héros. Quelques temps plus tard, il fut traité comme un moins que rien, après qu’un journaliste ait déterré son passé “délinquant”. Mon point de vue est simple, si Mr ou Mme parfait existait, ça se saurait. C’est bien désolant ce qui s’est passé.

Bref, Flight est un film prenant, stressant, violent à quelques égards. Zemeckis est attentif aux émotions de ses personnages, une scène banale se transforme en tout autre chose, j’aime beaucoup son sens du cinéma, un peu à l’image des frère Cohen, mais dans un autre style quand même. L’intensité est aussi dans le regard, l’attitude, une réplique, une simple action anodine et c’est ce qui porte l’action jusqu’au bout. certes on ne pourra que constater le final à l’américaine, mais au moins s’il doit y avoir un message, il est bien passé, l’honneur est sauf.

La dignité, l’honneur, sont des vertus qui se perdent, c’est un très bon film.


P.S: si vous envisagiez de visionner le dernier James Bond “Sky fall”, ne vous précipitez pas trop selon moi.

Pour les 50 ans du personnage, je me serais attendu à mieux. Ce n’est qu’un film charnière, une transition où les anciens quittent dignement le navire; adieu Judi Dench. Alors que de jeunes visages font leur apparition. Le prochain devrait remonter la pente sous peine de ne plus faire recette. Javier Bardem n’est pas si méchant que ça en définitive, contrairement à tous les commentaires lors de la sortie du film en salle. Nous sommes un peu déçus de ce dernier James Bond, je reste dubitatif.


La pensée du moment.

Ce que nos grands parents nous ont dit est la pure vérité. Tu recevras toujours ce que tu souhaites aux autres.
Être heureux n’est pas une affaire de destin, c’est une affaire d’options ou de choix.


Cet article a été rédigé par Marc PHILIP, rédacteur indépendant, tous droits réservés, copyright 2013, les textes et photos sont la propriété de l’auteur et du magazine.
Bon divertissement.