Sony VPL-BW7

Nous avons vu précédemment comment choisir un vidéoprojecteur HD, passons maintenant à la pratique.

Considérez cet article, comme une ébauche, un compromis, un début de quelque chose, bref, étant donné que tout le monde ne va pas commencer par du matériel de dernière génération et ne veux sans doute pas aller dans cette voie, ceci va intéresser celles et ceux qui timidement vont se jeter à l’eau… peu profonde, du cinéma maison HD et qui possèdent une petite pièce à cet effet.

Je me suis donc mis dans la peau d’une personne à la recherche de son premier vidéoprojecteur HD avec en poche 1000$, sacré bon challenge, vous en conviendrez.

Par où commencer?

Je n’ai pas fait le choix d’acheter sur internet, ceci afin de réduire la marge d’erreur, dans les boutiques on peut avant tout voir et toucher avant de se décider et si elles existent, c’est aussi pour nous permettre un choix éclairé « in situs ».

J’ai donc poussé la porte de chez Dumoulin électroniques à Victo, qui est une sorte de magasin d’électroniques, spécialisé sur tout ce qui touche au son et à l’image grand public, du TV HD en passant par les appareils photos numérique, le câble et satellite et le cinéma maison; bien placé en prix, ils sont aussi de très bon conseil, c’est d’ailleurs ce qui fait la force du magasin en question, le service avant tout.
Les gens viennent de loin parfois, parce qu’ils savent que le service n’est pas en option et la personnalité de Dominic Houle, le gérant, qui n’hésite pas à se plier en quatre pour ses clients n’est pas étrangère à ce succès.

Vidéoprojecteur HD Sony VPL-BW7

L’heure du choix à sonné

IL faut que l’appareil soit vendu sous la barre des 1000$, issue d’une marque connue, simple, robuste et dans une certaine mesure : performant.
Ce « petit » vidéoprojecteur Sony est présenté sous une robe noire lustrée du plus bel effet, l’objet fait en plastique est léger et de taille encore raisonnable.
Certes, il ne faut pas trop appuyer sur le plastique de la coque, certains endroits semblent fragiles.

Le Sony VPL-BW7 est donc le choix de la rédaction pour débuter tranquillement, quand on a un budget limité, mais des ambitions simples de cinéphile et nous allons voir pourquoi le mot « ambition » reste d’actualité.

Caractéristiques et présentation du produit

  • Technologie : Tri-LCD
  • Définition 1280 x 800 pixels, soit 720p
  • Luminosité : 2000 lumens
  • Contraste : 1000:1
  • Durée de Vie de la lampe : 4000 h
  • Niveau sonore : 29 dB

Le set up

Pour les besoins de la cause, je me suis installé en mode provisoire, c’est à dire que j’ai utilisé un pieds amovible avec une tablette en bois, sur laquelle repose le vidéoprojecteur.
Système nomade transportable, bien pratique lors de nos différents essais.

On peut bien entendu installer le projecteur Sony VPL-BW7 au plafond à l’aide d’un support idoine, de façon plus permanente.

Vidéoprojecteur HD Sony VPL-BW7 en situation

La pièce qui nous a servi aux essais est un salon familial, ce qu’il y a de plus classique, 3,50m de large / 5,30m de long / 2,50m sous plafond, avec toutefois un léger traitement acoustique.

Specs image

Un mot sur le contraste, ce n’est pas génial et ça se voit sur les images très contrastées et scènes sombres où les noirs sont plus gris anthracites.
Ceci dit, lorsque l’on allume une lampe à proximité, l’image reste encore belle, signe d’une luminosité adéquate.
Mais ce « petit » appareil a d’autres atouts dans sa manche, au dela de l’aspect du prix, moins de 900$ actuellement, juste pour mémoire.

Au niveau connectique, on trouve 1 HDMI, 1 VGA, 1 S-Vidéo et 1 composite, ce n’est pas Bizance, mais le HDMI est bien là alors, ne boudons pas notre plaisir, c’est par lui que nous allons passer pour véhiculer le signal vidéo depuis le Popcorn Hour C200, équipé d’un lecteur de Blu-ray et dont le disque dur interne recèle quelques bons films, si le besoin s’en fait sentir.

La télécommande est rétroéclairée et ressemble à celle que l’on retrouve sur les modèles plus ambitieux de la marque, le menu est intuitif et se cale sur le savoir faire de Sony en la matière, si vous montez en gamme, vous ne serez donc pas dépaysé.

Protocole et système utilisé

L’écran

Marque : EluneVision, modèle Acoustic Weave Tab Tension de 100″ soit 2,54m, cet écran à la particularité de laisser passer les sons au travers de sa toile grâce à de micros perforations, nous en reparlerons sous peu lors d’une présentation plus complète, prix public conseillé : 1399$.

Contre toute attente, les 720p du Sony se sont bien comportés sur l’écran Transonore, peu de perte dans le jour, avec toutefois l’apparition de quelques parties plus claires et de traits de lumière au travers des lamelles du store Californien, en avant de deux grandes fenêtres à gauche qui adoucissent le contraste par effet de transparence, normal, on est en mode écran transonore, il ne faut pas l’oublier.
Sinon, une fois le soleil couché, et malgré une lampe restée allumée sur le côté droit au niveau de notre canapé, l’image est uniforme, le contraste ainsi que les gammes de couleurs ne semblent pas être affectées des micros perforations de la toile, ou si peu que c’est anecdotique.

Les électroniques

Lecteur NMT Popcorn Hour C200, lecteur Blu-ray LiteOn, DD 1 Tera : 580$
Un Stéréolith modèle 232 « Audiophile » qui remplace avantageusement une voix centrale, création géniale de Walter Schupbach : 1800$
Receiver Yamaha RX-V 1065 : 780$
Subwoofer Klipsch RS-W 10, optimisé avec une plaque d’acier de 35kg sur le dessus et montage à 3 pointes inox + contre-pointes à 3 matériaux inovaudio® : 1300$
Câble HDMI de 15 mètres qui va du receiver au projecteur et un Real Cable du lecteur NMT au receiver Yamaha.
Boîtier de distribution électrique Furutech RTP-6,
Prise électrique Furutech GTX Rhodium : 220$
Câble AC power de la source : Silver Triton by XSymphonie, connecteurs FI-25 Furutech Rhodium,
Câble AC power du RTP-6 : modèle Figaro silver/rhodium de la gamme Blueberry Hill Audio (made in Canada), connecteurs FI-28 Furutech Rhodium,
Traitement acoustique avant diffuseur 2D mk II et quadratique double verticaux en arrière + 2 absorbeurs courbes sur le côté arrière droit, marque inovaudio® (made in/fait au Canada) Coût total : 2600$
Meuble tripode Art Métal inovaudio® (made in/fait au Canada).

Les films visionnés

  • Origine : en Blu-ray
  • Knight and Day : en Blu-ray
  • La Zone Verte : en DVD
  • Batman, the Dark Knight : en HD .mkv
  • Bleu d’enfer : en DVD
  • Le prince de Perse : en DVD.
  • Anges et Démons (Code DaVinci 2) : en DVD

Spectacle de musique :

David Gilmour en concert (2002)

Dés les premières minutes

Je suis perplexe, car l’image alterne entre bonne et très moyenne selon les cas.

Sur le film « Inception-Origine » de Christopher Nolan, c’est particulièrement flagrant, certaines zones des visages sont d’un coup magnifiés, pour retomber à très moyen sur d’autres plans, on ne parvient pas à voir le focus et un grain de peau hyper détaillé, mais on s’en approche de temps en temps.

Le bruit vidéo, semble ne pas être le point fort de ce vidéoprojecteur, je ne suis pas parvenu à une netteté du genre de celle obtenue avec le Sanyo Z3000, qui au sortir de la boite nous a littéralement plu.

Mais revenons un instant au Sony VPL-BW7, pour terminer avec les aspects les moins reluisants.

Le piqué des images exprimé ici en 720p est moyen par rapport à une matrice en 1080p, et laisse apparaître des artéfacts, comparaison faite avec l’image du Sanyo Z3000, il n’y a pas photo… le 1080p c’est vraiment une coche en avant.

La notice est exhaustive et en 5 langues, elle vous montre comment positionner votre projecteur face à votre écran et les distances requises en fonction de la taille de celui ci.
Face à l’écran, car il n’y a pas de Lens Shift, tout se fait manuellement, simplicité oblige.
Ne vous attendez pas à des miracles, le zoom n’est pas très important, dans notre configuration, le projecteur est installé à une distance de 3,40m pour un écran donné pour 100″, soit 2,54m, c’est vraiment la limite à ne pas dépasser.

La mise en œuvre de l’appareil n’a pas posé de difficulté, puisque les réglages sont basiques, seul le format d’orientation a eu raison de ma patience… mais où est la fonction basculement ou rotation?
ça m’a pris pas loin de 10 minutes pour comprendre.
Dans le menu contextuel à la rubrique : réglage d’installation : Symétrie : Off dans mon cas, puisque j’ai utilisé l’appareil posé normalement sur ses 4 pattes.
Sinon, j’aurais dû le régler sur HV … il faut vraiment avoir le sens de l’observation pour déchiffrer certains aspects des réglages.

Le zoom tout comme le réglage de la netteté est manuel, sous forme de deux roues crantées à proximité de l’objectif, simple et efficace, il conviendra à la majorité des utilisateurs par son aspect pratique et intuitif.

Vidéoprojecteur HD Sony VPL-BW7 : les deux roues latérales zoom et netteté

Mes réglages, du moins ceux qui m’ont permis d’apprécier ce vidéoprojecteur :

  • Mode image : Cinéma
  • Contraste : 65
  • Luminosité : 50
  • Netteté : 35
  • Couleur : 50
  • Température couleur : moyen
  • Mode gamma : Off
  • Mode large : plein
  • Surscannage : On

Regarder un film en plein jour avec seulement les rideaux baissés, donc dans une obscurité relative, c’est possible, on perd un peu de contraste certes, mais c’est tout à fait acceptable, si on compare avec un Dreamvision DL500 ancienne génération de 10 ans d’age qui lui n’est pas capable de fonctionner ailleurs que dans la noirceur totale, dans les mêmes conditions il ne se passe plus rien ou presque.

La conclusion, mission accomplie, j’ai dépensé 1000$, câble HDMI compris pour débuter un cinéma maison HD.

Je résume en quelques mots, bon rapport qualité prix, destiné au cinéphile en herbe ou débutant peu fortuné, qui ne veut pas se compliquer l’existence et pour qui la nouveauté du jour n’a pas grand intérêt, d’autre part, c’est presque du plug and play.

Vous n’aurez pas d’autre alternative de ne rien faire ou presque , tant les réglages sont minimalistes.
Voyez cela comme un bon point de départ dans le monde fascinant du cinéma chez soi, ce Sony VPL-BW7 est quand même intéressant pour ce qu’il sait faire en 720p, car si j’en juge les résultats obtenus sur le film Anges et Démons de Ron Howard, les spectateurs n’ont rien eu à redire, toujours en se basant sur le contexte et le prix.

C’est presque miraculeux que Sony ait pu transformer un appareil destiné à la base aux travaux de bureautique en véritable projecteur de cinéma maison.

Mire de calibration et aide aux réglages

Nous nous sommes servis du HDTV Calibration Wizard Monster ISF Series dans un premier temps, puis de l’excellent ColorHCFR.

L’avis de l’utilisatrice

Pour être allée récemment au cinéma voir le dernier Harry Potter, je peux simplement dire que même avec une résolution de 720p, l’image est vraiment bonne avec ce Sony et pour tout dire meilleure que ce que j’ai vu ce soir là en salle.
La télécommande rétroéclairée est un plus, même si l’accès aux fonctions n’est pas toujours évident, c’est comme tout, il faut pratiquer pour maîtriser.
Le réglage physique et les ajustements sur le support sont fastidieux, dommage qu’il n’y ait pas de Lens Shift, car en jouant avec l’ajustement arrière, une sorte de pieds rétractable cranté, les doigts accrochent inévitablement les boutons de réglages d’image qui se trouvent à proximité, la bonne idée serait de les déplacer sur un seul côté.
Sinon, pour le prix, je trouve que c’est un bon appareil, son silence de fonctionnement laisse nous concentrer sur le film et non sur le bruit, ce qui n’était pas le cas avec le DL500, que nous avions testé avant.
Je dirais que je suis contente des prestations du Sony VPL-BW7, du moins en relativisant les perfs face à son prix, évidemment, j’ai vu mieux, mais c’était plus cher.
De mon point de vue, il ne faut pas comparer, car il y a toujours mieux et ça n’en fini plus.
Ce petit Sony livre une image très convenable qui plaira à bon nombre de débutants, pour qui se retrouver face à du 720p leur semblera bien confortable au sortir d’un TV à tube cathodique de 36″, et oui, tout le monde n’a pas la chance de posséder un écran plat; le cinéma chez soi se popularise, se démocratise et c’est tant mieux.
Avis aux étudiants et petite famille.


Verdict au sujet du Sony VPL-BW7

Points forts Strengths/ Points forts :

  • Performances globales,
  • Bonne luminosité,
  • Entrée HDMI,
  • Bonne finition et présentation, c’est loin d’être « cheap »,
  • Le prix ridiculement bas,
  • Télécommande rétro-éclairée,
  • Ventilateur relativement silencieux,
  • Durée de vie de la lampe 4000 heures.

Points faibles Weaknesses/Points faibles :

  • 720p,
  • Pas de lens-shift,
  • Pas assez de réglages d’images pour une calibration digne de ce nom, mais est ce sa vocation? je ne le crois pas.
  • Des noirs qui ressemblent plus souvent à des gris foncés, une netteté relative et des artéfacts sur certaines scènes.

Tarifs

Sony VPL-BW7 : 899$ en date de décembre 2010.
Le prix de la lampe de remplacement doit être aux alentours de 280$.

Le père Noel est en avance cette année, ce VPL-BW7 est le ticket d’entrée chez Sony en mode HD.
Vu la résolution de ce vidéoprojecteur, je vous conseille de ne pas trop ambitionner sur la taille de l’écran, ne dépassez pas 2m, au risque de perdre la qualité des noirs au passage 🙂

Son concurrent pourrait être le Vivitek 1080, offert à moins de 900$ actuellement, qui est lui capable de délivrer du 1080p natif, mais je ne l’ai pas testé.
La communication semble difficile avec ces gens là.

L’avis du revendeur

Ce Sony VPL-BW7 est une avenue intéressante pour un budget qui correspond à celui d’un TV LCD de 46″ bas de gamme, là on peut tabler sur une image projetée de 100″, idéal pour une jeune famille qui veut se faire plaisir avec un vrai cinéma chez soi.


Contact revendeur et information

Dumoulin Electronique Informatique

Gérant et co propriétaire : Dominic Houle

525, boulevard Des Bois-Francs Sud,
Victoriaville, QC G6P 5X7

Tél : 819 357 2208

Contact courriel : dhoule@dumoulin.com


Prochain essai

Le Sanyo Z3000 modèle discontinué qui a été remplacé par le Z4000 depuis un an, mais de technologie DLP cette fois.

Bon cinéma.


Cet article a été rédigé par Marc PHILIP, rédacteur indépendant, tous droits réservés, copyright 2010, les textes et photos sont la propriété de l’auteur et du magazine, sous licence creative commons.

Bonne journée et bonnes écoutes.

À propos de Marc Philip

Autodidacte et passionné de musique, photographie, cinéma, gastronomie. Apprécie les bons moments de la Vie, et surtout aime les partager avec les autres. Je déteste les imbéciles, surtout ceux qui ne sont même pas foutus d'être heureux.

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