Les sept paroles du Christ

Ce disque n’est pas une nouveauté, il a été édité en 2002, mais cela fait déjà longtemps que je voulais vous en parler, il fallait attendre le bon moment, une re-édition, car le CD était « back order » depuis quelques temps.

Les sept paroles du Christ édité par Fidelio

À propos du disque Les sept paroles du Christ

Edité sous le label Fidelio, prise de son réalisée par René Laflamme

Compositeur : Théodore Dubois (1837-1924) qui fut également organiste.

Avec le Chœur de Radio Ville-Marie, sous la direction de Simon Fournier

Les artistes :
Monique Pagé, soprano
Marc Hervieux, tenor
Gaétan Laperrière, bariton
Régis Rousseau, organiste du Chœur Radio Ville-Marie

Les Sept Paroles du Christ, initialement composé en 1867 est un oratorio dédié à l’abbé Jean-Gaspard (1797-1871) curé de la Madeleine, fusillé par les Fédérés à la prison de la Roquette en France.

Un oratorio est une œuvre lyrique dramatique représentée sans mise en scène, ni costumes, ni décors.
Généralement composé pour voix solistes, chœur et orchestre, avec parfois un narrateur, son sujet est le plus souvent religieux .
Il comprend généralement une ouverture, des récitatifs, des airs et des chœurs. (source Wikipedia)


Avant d’ouvrir la présentation des nouveautés chez Fidelio, je voudrais introduire le sujet en parlant de ce qui devrait être appelé LE disque.

Je trouve l’enregistrement tellement bon, l’interprétation également, le grave d’une présence rare, tant l’énergie qui se dégage de ce disque est d’une puissante étonnante.

Mais il me semble que justement, ce registre grave semble parfois en faire un peu trop et pourtant…

Quelle fougue, quel tonus, jamais je n’ai entendu cela sur aucun disque, même pas sur le fameux Requiem de Rutter, édité chez Reference Recording, qui a longtemps été notre référence dans le genre.
Pour tout vous dire, ce dernier m’apparaît « poli » à côté de l’enregistrement de Fidelio.

René, peux tu nous dire dans quelles conditions tu as réalisé la prise de son de ce disque?

J’ai visité cinq églises avant de sélectionner celle-ci, le Très Saint-Nom-de-Jésus qui possède en outre une très belle acoustique et qui avait l’orgue le plus puissant au Canada, en fait le 4 eme au monde.
La quantité de basse sur le disque est fidèle à la réalité de l’expression de cet Orgue particulier.
J’ai réalisé l’enregistrement avec seulement deux microphones 130V B &K et une enregistreuse analogue Nagra VI-S.
Les microphones et l’enregistreur étaient sur batterie de voiture 12 volts.
Aucun équipement n’était branché dans une prise de courant 110 volts, ceci afin de garantir la pureté du signal et une régularité de la puissance.

Si c’était à refaire, que ferais tu?

Le son du disque est très direct et je ne changerais rien; d’ailleurs il faut noter que c’est le premier disque de Marc Hervieux, qui se trouve être aussi le plus classique.

Sur une échelle de 1 à 10 où situerais tu l’enregistrement de ce disque?

J’ai fait pleurer beaucoup de gens avec ce disque, je lui donne une note parfaite, car l’émotion est au rendez-vous.

Dos de la pochette du disque Les sept paroles du Christ

Merci René, pour nous avoir éclairé un peu plus sur cet extraordinaire enregistrement, qui selon moi entre dans l’histoire du disque comme LA référence du genre, je me demande en cet instant, pourquoi avoir gardé si longtemps sous silence ce merveilleux enregistrement.

Car oui, il est extraordinaire, fabuleux, incroyable, ce disque fait désormais parti de nos références et cela devrait être le cas pour tout mélomane et audiophile qui se respecte.

La qualité artistique, tout comme l’interprétation ne souffre d’aucune critique, on tutoie les Anges.

Les voix portent aux nues l’essentiel de la Grâce, un vibrant hommage à ce qui est sacré et ceci grâce en parti à la remarquable prise de son, conjugué à l’acoustique du lieu.

Seul le genre musical pourra en rebuter plus d’un, il s’agit de chants sacrés, avec ce que cela implique de lyrisme, des chants de l’âme diront certains, qui touchent le cœur des femmes et des hommes dont la Foi est encore bien vivante.
Je ne dis pas qu’il faut être croyant pour être touché, mais cela va considérablement aider à l’être.

Il faut bien comprendre le contexte de l’auteur pour savoir où il veut nous amener, les sept paroles du Christ sont une suite de chants liturgiques, ce fervent théoricien à su captiver en son temps les plus fervents adeptes de la foi Chrétienne.
Il me semble entendre comme une supplique, une demande de rédemption, avec ce que cela comporte de dramatique dans le fond et sur la forme, avec en point de mire le registre qui sombre vers le contemplatif puis monte créscendo vers de violents passages , en tous cas c’est très expressif.

Si vous n’êtes pas un adepte des chants sacrés ni des chants liturgiques, il y a fort à parier que vous allez zapper rapidement, non sans avoir été impressionné par la dynamique, personne ne pourra rester indifférent sur ce point, incontestablement.

Le style quant à lui est toujours le même du début à la fin de l’interprétation.
C’est ainsi que l’a voulu son auteur, avec toutefois une liberté plus contemporaine sous la baguette de Simon Fournier, qui réussit à ponctuer chaque mouvement d’un rythme alternatif.

L’orgue utilisé, celui restauré de l’église du Très Saint Nom de Jésus à Montréal, est de mon point de vue la pierre angulaire de cet enregistrement, sa puissance magistrale rend justice à l’œuvre de Théodore Dubois à la hauteur des prétentions du Chœur de Radio Ville Marie et des solistes de réputations mondiales.
Si vous avez déjà entendu un Orgue dans de bonnes conditions, vous allez être captivé par ce que vous allez entendre sur le CD : Les sept paroles du Christ de Théodore Dubois.

Ce disque est hautement recommandable, en premier lieu pour la prise de son qui redéfinie l’Orgue dans ce que l’instrument a de plus viscéral et dans le contexte unique de l’église du Très Saint Nom de Jésus à Montréal, événement qui ne se reproduira jamais.

Pour information :

L’Orgue en question a depuis été vendu et l’église sera fermée sous peu.

Champion toute catégorie, le grave et en particulier le sous grave saura mettre en valeur les performances ou les failles de votre équipement audio en repoussant les limites de l’audible et de la tenue mécanique des matériaux.

Attention toutefois avec le volume de votre système lors de la première écoute, dans le cas contraire, si vous ambitionnez vos woofers risquent fort de vous faire savoir brutalement où se situent leurs limites.

Ce disque mérite de porter fièrement la mention : Référence

Pour commander ce disque, veuillez vous rendre sur la page :

http://www.fideliomusique.com/prod/index.php?lng=an


Contact et information

FIDELIO MUSIQUE INC. enregistrements audiophiles
Manager : René Laflamme
Site web : www.fideliomusique.com
info@fidelioaudio.com
Tél : 514-273-4825


La pensée du jour :

La seule raison pour laquelle une personne te déteste, c’est parce qu’elle voudrait te ressembler.


Cet article a été rédigé par Marc PHILIP, rédacteur indépendant, tous droits réservés, copyright 2011, les textes et photos sont la propriété de l’auteur et du magazine, sous licence creative commons.

Bon divertissement.

À propos de Marc Philip

Autodidacte et passionné de musique, photographie, cinéma, gastronomie. Apprécie les bons moments de la Vie, et surtout aime les partager avec les autres. Je déteste les imbéciles, surtout ceux qui ne sont même pas foutus d'être heureux.

Il y a 7 commentaires

  1. Bill

    Cet oratorio est grandiose et dramatique ! Une espèce de comédie musicale religieuse avec orgue, coeur et narratif ! c’est une oeuvre très romantique qui inspire l’émotion et la spiritualité, la qualité d’enregistrement est démentielle avec un grave annoncé à 16hz sur la pochette (mon sub REL s’en donne à coeur joie) et puis de bons solistes superbement intégrés comme si on se trouvait au milieu de l’église du « Très-Saint-Nom-de-Jésus » à Montréal au Quebec.
    la perspective, les plans sonores donnent encore en légèreté, sans doute aussi par contraste avec le souffle de graves profond de l’orgue rendu avec une netteté absolument incroyable, la spatialisation est remarquable pour participer à la véracité comme si on y était, sur le disque on spécifie qu’il ne faut pas mettre trop de volume mais cela passe très bien et surtout l’orgue ne fatigue jamais : c’est rare un disque d’orgue qui ne lasse pas !

    Représentation publique chaque année le vendredi saint à l’Église de la Madeleine à Paris depuis sa création en 1867, cela donne furieusement envie d’y aller le vendredi 6 avril 2012 prochain !

  2. Alain Lanctôt

    @Bill: L’oeuvre sera donnée avec orchestre à l’église Sainte-Geneviève de Pierrefonds le Vendredi-Saint 6 avril à 20h par l’Ensemble vocal OPUS 16 avec les solistes Chantal Richard, Noëlla Huet, Philippe Gagné et Martin Dagenais. Direction : Alain Lanctôt.

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